Billet avec 1 note
Sur les routes qui m’avait conduit à Jusqu’à la corne, j’avais été serein. J’idéalisais ce village africain, sûr de ne pas être trahis. J’allais retrouver mon père, déterminé à en savoir plus sur lui. Mon arrivé se fît au crépuscule, sur une petite place entourée de maison de banco. J’étais plongé dans un monde immémorial où l’on monte la terre ocre pour vivre l’intérieur. A la descente de la voiture mes parents m’attendaient. Le grand corps longiligne de Mamadou se rapprocha de moi. Ses grandes mains cagneuses se posèrent sur mes épaules et il m’embrassa affectueusement. Je remarquais qu’il était devenu vieux. Ma mère m’étreint à son tour. Après un accueille chaleureux, la famille s’était faite plus discrète, me laissant m’imprégner du calme que l’endroit avait retrouvé. Après tant de générosité, je fus soudain prît d’une grande fatigue. A l’aide d’une flamme mon père m’indiqua ma couche. Elle se trouvait devant la porte de la case de ma grand mère, au claire de lune. Une moustiquaire enveloppait un matelas posé sur des bâtons ingénieusement assemblées. Je trouvai mon lit confortable et je ne mis pas longtemps à m’endormir. Au cœur de la nuit, je me réveillai en pleine forme. Sous un champs d’étoiles et les yeux ouverts, j’écoutai le tapage inquiétant des animaux. Subitement, deux ombres filiformes firent leur apparition à trois pas de moi. Je restai immobile curieux. C’étaient de grands noirs sans visage. Pareils aux homme qui marche, ils étaient déterminés. J’étais pétrifié. Mon instinct me dictait de rester calme et de ne pas paniquer. Les deux spectres se placèrent à chaque extrémité de ma couche. Je santais leur long doigts m’enserraient les poignets et les chevilles. Je ne parvenais pas à dire un mot, ni à bouger. Ils me levèrent subitement, je ne fus plus qu’une sensibilité flottante et paradoxalement rigide. Ils m’avaient sorti de mon corps. Je fus pris d’horreur et me débattis témérairement. Je sentais leurs mains fermes me manipuler. Désespéré, je me tordais dans tous les sens impuissant. Mais je ne pouvais rien contre leur emprise. Puis, ils me dirigèrent vers le sol. A ma grande surprise, je pénétrai la terre et ma bouche s’ouvrit. Aussitôt, les lémures me relevèrent et me reposèrent dans mon corps avant de disparaître. J’avais cru mourir et emporté en enfer. Mais je me touchai et compris que j’étais toujours vivant. Soudainement, la voix d’un muezzin déchira l’obscurité. Les exhortations à la prière amplifié par un mégaphone résonnaient dans tout l’endroit Elles furent aussitôt rejoins par les autres minarets du village. Je me levai en toute hâte et allai rejoindre Mamadou. Il faisait ses ablutions dans la salle de bain. J’avais envi de prier et je suivit mon père à la mosquée. Sur le chemin du retour, je le questionnai : -“Papa une chose étrange m’est arrivé cette nuit…”. J’expliquai en détail le rapt extraordinaire des deux lémures et lui demandais ce que cela voulait dire. Mamadou me répondit que j’avais fait un rêve macabre. Il me proposa de prendre un bain de plante médicinale…